« Rappelle-toi comment tu accueillis la Parole : garde-la » (Ap 3,3)

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE
- Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
- Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
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Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : «
Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout , pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen
»
N.B. : Ce que Jean-Paul II dit de l’Eglise « qui est en Europe » dans les passages que nous citons est bien sûr valable pour l’Eglise universelle et peut s’appliquer à toute Eglise locale.
DIMANCHE 13 MAI
Lecture suivie : Ap 3, 1 – 6 « Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante »
Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 5, 8 – 21)
Jadis vous étiez ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; conduisez-vous en enfants de lumière; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité. Discernez ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres; dénoncez-les plutôt. Certes, ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même de le dire; mais quand tout cela est dénoncé, c'est dans la lumière qu'on le voit apparaître; tout ce qui apparaît, en effet, est lumière. C'est pourquoi l'on dit: Eveille-toi, toi qui dors, lève-toi d'entre les morts, et sur toi luira le Christ. Ainsi prenez bien garde à votre conduite; qu'elle soit celle non d'insensés mais de sages, qui tirent bon parti de la période présente; car nos temps sont mauvais; ne vous montrez donc pas inconsidérés, mais sachez voir quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin: on n'y trouve que libertinage; mais cherchez dans l'Esprit votre plénitude. Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre coeur. En tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.
LUNDI 14 MAI
Lecture suivie : Ap 3, 1 – 6 « Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante »
Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (Ecclesia in Europa)
Que l'ensemble de l'Église en Europe entende comme lui étant adressés le commandement et l'invitation du Seigneur: reviens à moi, convertis-toi, « Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante! » (Ap 3, 2). C'est une exigence qui se fait jour aussi lorsqu'on observe notre temps: « La grave situation d'indifférence religieuse de tant d'Européens, le grand nombre de ceux qui, sur notre continent aussi, ne connaissent pas encore Jésus Christ et son Église, et qui ne sont pas encore baptisés, le sécularisme qui gagne une large frange de chrétiens qui pensent, décident et vivent de manière habituelle comme si “le Christ n'existait pas”, tout cela, loin d'éteindre notre espérance, la rend plus humble et plus capable de se fier à Dieu seul. De sa miséricorde, nous recevons la grâce et l'engagement de la conversion ». Même si parfois, comme dans l'épisode évangélique de la tempête apaisée (cf. Mc 4, 35-41; Lc 8, 22-25), on a l'impression que le Christ dort et abandonne sa barque à la fureur des vagues, il est demandé à l'Église en Europe de cultiver la certitude que le Seigneur, par le don de son Esprit, est toujours présent et agit toujours en elle et dans l'histoire de l'humanité. Il prolonge sa mission dans le temps, faisant de l'Église un fleuve de vie nouvelle qui se répand dans la vie de l'humanité comme un signe d'espérance pour tous. Dans un contexte où l'on est facilement tenté par l'activisme, même sur le plan pastoral, il est demandé aux chrétiens en Europe de continuer à être un vrai reflet du Ressuscité, en vivant dans une communion intime avec lui. On a besoin de communautés qui, contemplant et imitant la Vierge Marie, figure et modèle de l'Église par sa foi et sa sainteté, gardent le sens de la vie liturgique et de la vie intérieure. Avant tout et surtout, elles devront louer le Seigneur, le prier, l'adorer et écouter sa Parole. Ce n'est qu'ainsi qu'elles pourront assimiler son mystère, vivant totalement pour Lui, comme membres de son Épouse fidèle.
MARDI 15 MAI
Lecture suivie : Ap 3, 7 – 13 « S’il ouvre, nul ne fermera, s’il ferme, nul n’ouvrira »
Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 22, 15 – 23)
Ainsi parle le Seigneur Dieu Sabaot : Va trouver cet intendant, Shebna, le maître du palais : "Que possèdes-tu ici, de qui te réclames-tu pour t'y tailler un sépulcre ?" Il se taille un sépulcre surélevé, il se creuse une chambre dans le roc. Voici que le Seigneur va te rejeter, homme! t'empoigner avec poigne. Il te roulera comme une boule, une balle vers un vaste espace. C'est là que tu mourras, avec tes chars splendides, déshonneur de la maison de ton maître. Je vais te chasser de ton poste, je vais t'arracher de ta place. Et le même jour, j'appellerai mon serviteur Elyaqim fils d'Hilqiyyahu. Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs, il sera un père pour l'habitant de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule, s'il ouvre, personne ne fermera, s'il ferme, personne n'ouvrira. Et je l'enfoncerai comme un clou en un lieu solide; il deviendra un trône de gloire pour la maison de son père.
MERCREDI 16 MAI
Lecture suivie : Ap 3, 7 – 13 « S’il ouvre, nul ne fermera, s’il ferme, nul n’ouvrira »
Texte de méditation : SAINT IRÉNÉE DE LYON (Adv. Haer.)
Avant tout, crois qu'il existe un seul Dieu, qui a tout créé et organisé, qui a fait de rien toutes choses pour qu'elles soient, qui contient tout et seul n'est pas contenu. Parmi les prophètes, Malachie dit aussi avec justesse : « N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? N'y a-t-il pas un seul Père pour nous tous ? » (Mal 2,10) L'Apôtre dit aussi avec raison : « Il n'y a qu'un seul Dieu Père, qui est au-dessus de tous, à travers tous et en nous tous » (Ep 4,6). Enfin le Seigneur dit aussi d'une façon semblable : « Toutes choses m'ont été remises par mon Père. » Il s'agit, de toute évidence, de Celui qui a fait toutes choses : car ce n'est pas le bien d'un autre, mais son propre bien, qu'il lui a remis. Et, dans ce tout, rien n'est soustrait. Aussi est-il « Juge des vivants et des morts ». « Il a la clef de David : il ouvrira et personne ne fermera, il fermera et personne n'ouvrira. » (Ap 3,7) « Personne d'autre, en effet, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre » du Père « ni le regarder », hormis « l'Agneau qui a été immolé » (Ap 5,12) et nous a « rachetés par son sang», après avoir reçu, du Dieu qui a fait toutes choses par son Verbe et les a ordonnées par sa Sagesse, le pouvoir sur toutes choses lorsque « le Verbe s'est fait chair » : de la sorte, tout comme il tenait la première place au ciel en sa qualité de Verbe de Dieu, il l'a tenue aussi sur la terre, en étant l'homme juste « qui n'a pas commis de péché et dans la bouche duquel il ne s'est pas trouvé de fourberie », et il l'a tenue parmi ceux qui sont sous la terre, en devenant le « Premier-né d'entre les morts » ; de la sorte aussi, toutes choses, comme nous l'avons déjà dit, ont vu leur Roi ; de la sorte enfin, en la chair de notre Seigneur a fait irruption la lumière du Père, puis, en brillant à partir de sa chair, elle est venue en nous, et ainsi l'homme a accédé à l'incorruptibilité, enveloppé qu'il était par cette lumière du Père.
JEUDI 17 MAI – ASCENSION DU SEIGNEUR
Lecture suivie: Ap 3, 14 – 22 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe »
Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 14, 19 – 27)
Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous verrez que je vis et vous aussi, vous vivrez. Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui." Judas - pas l'Iscariote - lui dit: "Seigneur, et qu'est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde?" Jésus lui répondit: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix; c'est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne.
VENDREDI 18 MAI
Lecture suivie : Ap 3, 14 – 22 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe »
Texte de méditation : Bse ELISABETH DE LA TRINITÉ (Le Ciel dans la foi)
« Voilà que je suis debout à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai chez lui, et lui avec moi. » (Ap 3,20). Heureuses les oreilles de l'âme assez éveillée, assez recueillie pour entendre cette voix du Verbe de Dieu, heureux aussi les yeux de cette âme qui sous la lumière de la foi vive et profonde peut assister à « l'arrivée » du Maître en son sanctuaire intime. Mais quelle est donc cette « arrivée » ? C'est une génération incessante, une illustration sans défaillance. « Le Christ » vient avec ses trésors, mais tel est le mystère des rapidités divines qu'Il arrive continuellement, toujours pour la première fois comme si jamais Il n'était venu; car son arrivée, indépendante du temps, consiste dans un éternel « maintenant », et un éternel désir renouvelle éternellement les joies de l'arrivée. Les délices qu'Il apporte sont infinies, puisqu'elles sont Lui-même. La capacité de l'âme, dilatée par l'arrivée du Maître, semble sortir d'elle-même pour passer à travers les murs dans l'immensité de Celui qui arrive; et il se passe un phénomène que voici: c'est Dieu qui, au fond de nous, reçoit Dieu venant à nous, et Dieu contemple Dieu! Dieu en qui consiste la béatitude (…) Quand nous recevons le Christ avec le dévouement intérieur, son sang plein de chaleur et de gloire coule dans nos veines, et le feu prend au fond de nous, et la ressemblance de ses vertus nous vient, et Il vit en nous, et nous vivons en Lui, et Il nous donne son âme avec la plénitude de la grâce par laquelle l'âme persiste dans la charité et la louange du Père ! L'amour entraîne en soi son objet; nous entraînons en nous Jésus, Jésus nous entraîne en Lui. Alors emportés au-dessus de nous dans l'intérieur de l'amour, visant à Dieu, nous allons au-devant de Lui, au-devant de son Esprit, qui est son amour, et cet amour nous brûle, nous consume et nous attire dans l'unité où nous attend la béatitude. Jésus-Christ regardait là quand Il disait : « J'ai désiré d'un grand désir de manger cette pâque avec vous » (Lc 22,15).
SAMEDI 19 MAI
PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI
Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

